Ce mercredi 7 mai restera gravé dans nos mémoires comme le jour où notre cher Président Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge de l’Élysée à Ahmed Al-Charaa, ancien chef djihadiste devenu dirigeant syrien. Quelle splendide manière de célébrer notre héritage humaniste !
Ce sinistre et abject personnage, qui après avoir troqué sa kalachnikov contre un costume Armani, continue de patauger avec délice dans le sang des Alaouites, Druzes et Kurdes. Ce même Ahmed Al-Charaa qui se réjouissait des morts de l’attaque du Bataclan.
Cette pourriture a exprimé une complaisance immonde pour des actes terroristes qui ont bouleversé à jamais notre pays. Dois-je vous rappeler ce qui a fait bander ce cafard nommé Ahmed Al-Charaa ?
Depuis 2012, la France a subi une cinquantaine d’attentats islamistes, parmi lesquels celui contre Charlie Hebdo et celui du 13 novembre 2015, visant le Stade de France, le Bataclan, et les cafés des 10e et 11e arrondissements de Paris… Cet homme s’en est réjoui, et il est aujourd’hui invité à l’Élysée par notre déchet national : Emmanuel Macron ?
La France, pays des Droits de l’Homme… Honte et hypocrisie.
On invite à l’Élysée ceux qui ont les mains dégoulinantes de sang !
Pendant ce temps-là, les Alaouites, cette communauté paisible, exemplaire, et parfaitement intégrée en France, se font massacrer par milliers dans leur pays d’origine. Des milliers de vies arrachées par un régime fanatique.
Plus de 7 000 morts, selon mes contacts. Car oui, j’ai des amis syriens et je les défendrai jusqu’au bout !
La version des médias mainstream est édulcorée : ils vous balancent des chiffres sortis tout droit de… Daesh ?
Les rares journalistes encore présents en Syrie, qui se cachent par peur d’être exécutés, avancent des chiffres bien plus alarmants, rien que pour le mois de mars dernier.
Mais après tout, pourquoi s’embarrasser de ces « détails » insignifiants, quand on peut trinquer à la démocratie avec celui qui a « gentiment » renversé Bachar Al-Assad pour mieux instaurer l’âge d’or du voile obligatoire ? Parce qu’apparemment, l’émancipation selon le nouveau régime syrien, c’est forcer les femmes à se cacher entièrement, sous peine d’exécution pour un cheveu trop rebelle.
Un cheveu qui dépasse ? Une balle dans la tête !
Voilà le genre de « libération » que célèbre aujourd’hui notre Élysée, avec champagne et petits fours.
Notre Jupiter national a tout de même fait preuve d’une fermeté admirable… en priant poliment M. Al-Charaa de bien vouloir « assurer la protection de tous les Syriens, sans exception » et de « poursuivre les auteurs des récentes violences ». Quelle ironie cruelle ! Demander au pyromane de jouer les pompiers, au bourreau de rendre justice.
Oui oui, le même homme qui vient tout juste de massacrer sa population devrait soudainement devenir le garant exemplaire de la justice universelle ? On imagine déjà l’efficacité redoutable de cette politique.
Macron a même proposé à l’Union européenne de « sanctionner systématiquement les auteurs de ces crimes ». Voilà qui est rassurant, après avoir dégusté des petits fours à l’Élysée, le bourreau syrien recevra peut-être, au pire, une tape sur les doigts ou une lettre sévère… accompagnée d’un émoji « colère ». 😠
Un tweet menaçant ou une carte postale « pas content » suffiront-ils à effrayer ceux qui décapitent et torturent à tour de bras ? Certainement pas.
Chers compatriotes, soyons fiers : grâce à Emmanuel Macron, la France prouve une fois de plus qu’elle reste fidèle à sa grande tradition d’hypocrisie diplomatique. Pendant que les Alaouites, les Druzes et les Kurdes enterrent leurs morts, nous, nous sabrons le champagne avec leurs assassins.
Peuple syrien, vous n’êtes pas seuls dans votre souffrance.
Aux femmes syriennes contraintes de vivre dans l’obscurité du voile obligatoire, nous, citoyens de France, nous vous adressons notre soutien le plus sincère.
Vous méritez bien mieux que ces tyrans sanguinaires qui tentent de vous briser. La France vous tourne peut-être le dos, mais sachez que nous, citoyens français, refusons d’être complices de cette mascarade sanglante.
Quant à vous, Ahmed Al-Charaa, puisse l’Histoire se souvenir de vous pour ce que vous êtes vraiment :
un assassin déguisé en diplomate, un terroriste maquillé en chef d’État.
Puissent les cris de vos victimes hanter chacune de vos nuits jusqu’à la fin de votre misérable existence.
Liberté, égalité, complicité ?
Bienvenue en République de France.
David SCHMIDT