Personne n’est supérieure à vous

Ces gens qui veulent toujours avoir raison

Il y a des gens que l’on connaît bien, ils te coupent la parole, ils t’expliquent la vie alors qu’ils galèrent déjà à gérer la leur et surtout, ils veulent absolument avoir le dernier mot. Avec eux, même une discussion sur la cuisson des pâtes se termine en guerre froide.

Mais derrière cette carapace d’arrogance XXL, il y a souvent un petit cœur cabossé, un vieux mal-être soigneusement planqué sous une montagne de mauvaise foi. Bref, ce n’est pas de la supériorité, c’est juste un déguisement mal taillé.

Sartre disait : « L’enfer, c’est les autres. »
Mais Sartre, il n’avait pas encore connu le collègue relou qui te reprend à chaque phrase. Parce qu’en vrai, l’enfer c’est devoir partager une réunion avec Gérard qui pense être Einstein alors qu’il a déjà du mal avec Word et Excel.

L’illusion du tout-puissant

Ces gens qui veulent toujours avoir raison ne sont pas des génies incompris. Non. Ce sont surtout des égos en panique, persuadés qu’admettre une erreur, c’est signer leur arrêt de mort sociale. Alors ils préfèrent bomber le torse plutôt que d’assumer la moindre faille.

C’est simple, leur complexe de supériorité est en réalité un complexe d’infériorité déguisé. Ils te sortent un « moi je sais » pour cacher un « en fait je doute ». Comme quoi, plus ça crie « je suis fort », plus ça tremble à l’intérieur.

Tu veux les reconnaître ? Facile. Ils ont tous la même boîte à outils !
Refus de se remettre en question même si tu leur montres des preuves béton, ils nieront. Tu pourrais leur apporter la Bible, Wikipédia et leur mère, rien n’y fera.

Conversation version monopole. Ils parlent, tu écoutes. Point.
Ils répondent sans écouter : Ce n’est pas du dialogue, c’est du ping-pong contre un mur.
Quand ils se plantent, c’est la faute du système, de la météo, ou de toi. Mais jamais d’eux.

Critique mode expert
Tout est sujet à jugement, sauf leur propre comportement. Pourquoi ça les obsède ?
Parce que dans leur tête, perdre une discussion = perdre leur dignité. Alors ils s’accrochent à leurs certitudes comme à une bouée de sauvetage. Par peur de paraître faibles, ils se montrent encore plus autoritaires.

Et puis il y a les biais cognitifs, ces petites illusions du cerveau
L’effet faux consensus : « Tout le monde pense comme moi », sauf que … non.
Le fameux Dunning-Kruger, l’art de surestimer ses capacités quand on n’en a pas beaucoup. Ce mécanisme peut être rapproché de l’ultracrépidarianisme. Bref, les incompétents qui se prennent pour des champions olympiques.

En résumé, ces gens qui veulent toujours avoir raison ne dominent pas parce qu’ils sont puissants. Ils dominent parce qu’ils ont peur d’être dominés comme le paon fait la roue parce qu’il ne veut pas qu’on voie ses petites pattes.

David SCHMIDT

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