Guerre en UKRAINE

Soutien à l’Ukraine : Des milliers de personnes se rassemblent à Paris

« Gloire à l’Ukraine, gloire à nos héros. »

« Gloire à l’Ukraine, gloire à nos héros. »

Jeudi 24 au soir, place de la République à Paris, c’est en ukrainien qu’une partie de la foule scande son soutien au pays attaqué. Moins de 24 heures après les premières offensives russes sur l’Ukraine, des centaines d’Ukrainiens et de Français se sont ainsi rassemblés, dans l’émotion et l’inquiétude.

Un peu avant 18 h 00, Svitlana et Theodore attendent, le visage figé, lui un drapeau sur les épaules, elle une écharpe aux couleurs du pays autour du cou. Le couple est très inquiet pour la famille de Svitlana : « Je n’ai pas peur, je suis juste très triste, précise la jeune ukrainienne alors que ses yeux bleus se remplissent de larmes. Ma famille est là-bas, près de Tchernobyl », ajoute-t-elle, incapable d’en dire plus, la voix coupée par l’émotion. Toute la journée, des affrontements ont eu lieu près de la centrale, dont le pays a finalement perdu le contrôle en fin d’après-midi.

De nombreux drapeaux ukrainiens étaient ainsi brandis par les manifestants, aux côtés de drapeaux géorgiens, français et même cubain. Des slogans comme «Solidarité avec l’Ukraine !» ont été scandé lors de cette mobilisation.

Quelques heures plus tôt, plusieurs dizaines de personnes munies de drapeaux ukrainiens s’étaient rassemblées devant l’ambassade de Russie à Paris. Les manifestants tenaient plusieurs pancartes en anglais demandant «l’arrêt de la guerre» ou exigeaient encore un soutien militaire en Ukraine. «Poutine assassin», pouvait-on également entendre parmi les slogans de la foule.

D’après le ministère de l’intérieur, un peu moins de 19 000 Ukrainiens sont détenteurs d’un titre de séjour en France. Ils vivent ici depuis quelques mois ou des années, d’autres ont acquis la nationalité française. Tous sont en contact avec leur famille et leurs proches au pays.

Olena Bondar, 30 ans, montre des échanges de SMS qu’elle a eus le matin même avec ses parents. Installés à Kiev, ils disent entendre des bombardements. « Nos enfants n’ont pas envie de mourir », martèle Svitlana Stanislavska. Engoncée dans sa doudoune, cette gardienne d’immeuble, installée à Paris depuis plus de vingt ans, tient une pancarte sur laquelle est écrit « Poutine = Hitler ». Son fils, sa fille et ses petits-enfants vivent à Ternopil, dans l’Ouest ukrainien. « Je pleure pour mes petits-enfants. Je n’ai pas envie que leurs pères aillent à la guerre », répète-t-elle, les yeux emplis de larmes.

« Poutine veut effacer une nation »

Tous sont abasourdis par ce qui arrive. Et dénoncent la « folie » du dirigeant russe Vladimir Poutine. « Poutine, comme Hitler, veut effacer une nation », enrage Khrystyna, une Ukrainienne de 26 ans venue manifester avec son enfant de 2 ans et sa sœur de 25 ans.

David SCHMIDT

Journaliste reporter sur Davidschmidt.fr. Chroniqueur radio sur Form.fr.

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