US Date:28 October, 2020

Le sentiment d’insécurité en France grandit.

Plus d'un Français sur cinq éprouve de la peur dans sa vie quotidienne

Une enquête de l'Observatoire national de la délinquance et de la répression des infractions (ONDRP), menée dès le premier semestre 2017 et s'achève en 2020, a montré que plus d'un Français sur cinq éprouve de la peur dans sa vie quotidienne.

Au total, cela représente 10,8 millions de résidents français âgés de 14 ans et plus ont un sentiment d'insécurité.

En outre, 32 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été témoins d'au moins un crime ou délit au cours des 12 mois précédents. La recherche est menée chaque année sur le thème de la "victimisation".

L'anxiété concernant la sécurité personnelle est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, soit 25 % contre 16 %. Les chiffres rassemblés dans l'enquête montrent que les personnes âgées se sentent moins en insécurité.

Vingt-six pour cent des filles âgées de 14 à 17 ans se sentent en insécurité lorsqu'elles sortent seules dans leur quartier.

Les chiffres de l'enquête font l'objet d'une analyse plus approfondie afin de mieux comprendre un problème croissant.

L'importance de la question de l'immigration dans la politique française a été soulignée . L'immigration dans la France contemporaine, en s'intéressant non seulement à l'évolution des politiques d'immigration et de nationalité, mais aussi à l'évolution du discours sur l'intégration des immigrés. La racialisation continue du discours sur l'immigration et le sentiment anti-islamique découlant de "l'affaire du foulard islamique", aborde des questions telles que la nature sexuée de l'immigration et accorde une attention particulière aux expériences des femmes immigrées en France. Cette analyse minutieuse est ensuite placée dans le contexte de l'évolution de l'UE vers la création d'une politique d'immigration et d'asile unifiée.

Les progrès de la défense européenne seront-ils assez rapides pour faire face à l'augmentation des risques ?

Les relations tendues avec la Russie et la Turquie, menaces terroristes impliquant les relations avec l'Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient, confirmation prospective de Brexit conduisant au départ d'un État membre important en termes de défense, réduction de l'implication des États-Unis dans l'Alliance atlantique : depuis quelques années, le contexte dans lequel la sécurité de l'UE est assurée évolue.

L'Union, qui est censée fournir les conditions du maintien de la paix sur le continent européen -sinon au-delà - se trouve dans une situation sinon précaire, du moins plus préoccupante en ce qui concerne la préservation de la sécurité de ses États membres et de ses frontières. Comme le montre l'adoption, en mars 2018, d'une "feuille de route pour la mise en œuvre de la coopération structurée permanente", l'UE est en train de s'en rendre compte.

Dans le même temps, 57% des personnes interrogées s’inquiètent pour la sécurité de leur domicile en leur absence (+10 points en un an), indique Odoxa.

Parmi les 772 familles ayant fourni des données sur la sécurité, seules 14,0 % d'entre elles se sentent en sécurité, tandis que 43,3 % étaient en insécurité et 9,8 % en très grande insécurité (beaucoup de ces familles sont issues des quartiers populaires). Les modèles de multivariés stratifiés ont montré que certaines caractéristiques sont associées à un risque plus élevé d'insécurité  et/ou de très faible sécurité, comme l'instabilité résidentielle, la monoparentalité, le fait d'avoir plus de trois enfants, les symptômes dépressifs, le logement dans des foyers sociaux. Compte tenu de la richesse de la région parisienne, les ressources et les programmes devraient être concentrés sur l'amélioration des conditions de vie de cette population vulnérable. Il faut une meilleure détection de ces familles, un suivi social plus étroit et une augmentation de la police.

David SCHMIDT

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