Pendant que certains pensaient la foi chrétienne rangée au grenier, coincée entre un vieux missel et une France d’avant Netflix, voilà que les églises se remplissent à nouveau. Oui, des bancs qui grincent, des cierges qui brûlent, des baptêmes qui s’enchaînent. Pas un miracle mais un réveil.
Les chiffres parlent, les paroisses aussi. Plus de baptêmes, plus de messes fréquentées, plus de jeunes qui poussent la porte sans y être traînés par mamie. Un retour du catholicisme qui ne demande pas la permission.
Et surtout, qui arrive dans un contexte bien précis, les actes antichrétiens augmentent chaque année. Églises profanées, statues vandalisées, croix arrachées. À force de taper sur le symbole qui a créé la France, on finit par réveiller ceux qui y tiennent.
Résultat ? Une partie de la population dit stop. Stop au dénigrement systématique, stop à l’effacement culturel sous couvert de modernité en carton. Ces Français-là ne réclament pas une théocratie ni un retour au Moyen Âge. Ils demandent juste que la France arrête de s’excuser d’exister, qu’elle assume son histoire, ses racines, ses valeurs, dont le catholicisme fait partie, qu’on le veuille ou non.
Évidemment, ça crispe. La gauche la plus zélée, celle qui confond laïcité et amnésie culturelle, hurle à la régression, brandit l’épouvantail du “retour en arrière” et rêve d’une table rase où tout héritage serait suspect. Mais à force de vouloir anéantir la culture au nom du progrès, on fabrique l’effet inverse, des gens se lèvent, se rassemblent, et rallument les bougies.
Petit rappel, lors de la prise de pouvoir d’Hitler jusqu’à la fin de la guerre, « 1 996 prêtres, 4 évêques, 113 clercs, 238 religieux furent mis à mort, tandis que 3 642 prêtres, 389 clercs, 341 frères convers et 1 117 religieuses étaient envoyées en camp de concentration. Pour 2025, au premier semestre (de janvier à juin), 401 « faits antichrétiens » ont ainsi été relevés, contre 354 sur la même période en, 2024, soit une hausse de 13 %.
Incendies : Si tout le monde a en tête celui qui a ravagé Notre-Dame de Paris en 2019, les incendies les plus spectaculaires peuvent réduire des églises en cendres, comme ce fut le cas à Saint-Omer (Pas-de-Calais) en septembre 2024. Longtemps, la majorité de ces feux était dus à des défauts du système électrique, mais aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux à avoir comme origine un acte humain.
Ce réveil catholique n’est pas un caprice. C’est une réponse. Une réaction à une France qui doute d’elle-même, qui laisse ses symboles se faire piétiner et ses traditions se faire caricaturer. Alors oui, les cloches sonnent plus souvent. Et non, ce n’est pas un bug du passé, c’est un signal du présent.
En 2022, l’ONG « Portes ouvertes » établit que plus de 360 millions de chrétiens sont fortement persécutés et discriminés dans le monde, ce qui représente un chrétien sur sept dans le monde. Seize chrétiens sont tués par jour en raison de leur croyance, 5 110 églises sont la cible d’attaques, 6 175 chrétiens sont détenus. En définitive le nombre de chrétiens persécutés dans le monde a atteint son niveau record.
EN 2024, 365 MILLIONS DE CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS POUR LEUR FOI EN 2024 !
Les chiffres publiés sont :
4 998 CHRÉTIENS TUÉS, soit 13 vies perdues chaque jour.
14 766 ÉGLISES CIBLÉES, dont 10 000 en Chine, témoignant d’une atteinte sans précédent à la liberté religieuse.
4 125 CHRÉTIENS DÉTENUS, dont la moitié en Inde, rappelant la nécessité de protéger la liberté de culte.
4 125 CHRÉTIENS KIDNAPPÉS, dont 3 300 au Nigeria, soulignant l’ampleur du défi sécuritaire dans certaines régions.
Ces chiffres révèlent une triste réalité : 14 766 églises ont été ciblées, un record depuis que ces données sont publiées, soit près de 7 fois plus qu’en 2023.
On nous bassine avec “l’islamophobie” en France, tous les jours, et pourtant voici un décompte officiel de @Place_Beauvau (Nouvelle fenêtre) pour 2019 :
– 1052 actes anti-chrétiens ✝️
– 657 actes antisémites ✡️
– 154 actes antimusulmans ☪️
malgré de multiples attentats terroristes islamistes…
— Damien Rieu (@DamienRieu) January 27, 2020 (Nouvelle fenêtre)
La cathédrale d’Oloron-Sainte-Marie attaquée à la voiture-bélier en novembre, une centaine de tombes profanées à Cognac en octobre, des églises vandalisées dans les Yvelines, le Tarn, le Gard ou la Côte d’Or tout au long de l’année… Il y a bien eu des dégradations de lieux chrétiens en 2019
Quand les morts disparaissent des statistiques !
En France, on compte tout. Les centimes près, les degrés de colère, les likes, les dislikes, les micro-agressions supposées. Tout. Enfin… presque tout. Quand il s’agit des chrétiens, bizarrement, les chiffres se mettent à bégayer.
Résultat : pas de bilan global, pas de mémoire chiffrée, pas de reconnaissance claire. Les victimes existent, mais elles ne comptent pas. Littéralement.
Pas de total depuis 2014.
Les chrétiens meurent parfois dans des attaques ciblées, dans des lieux de culte, au nom de la haine religieuse … mais administrativement, ils meurent “sans étiquette”.
Pourquoi ? Parce qu’en France, reconnaître des victimes chrétiennes poserait une question qui dérange … Et si la haine antichrétienne était un vrai sujet ? Un sujet sérieux. Un sujet qui ne rentre pas dans la narration officielle où le chrétien est forcément dominant, donc jamais victime.
Alors pendant que certains réclament toujours plus de statistiques pour tout et n’importe quoi, on continue d’oublier celles qui pourraient rappeler que la France a aussi des racines chrétiennes … et des chrétiens attaqués.
Pas assez modernes pour être protégés. Pas assez invisibles pour ne pas déranger.
L’absence de chiffres n’est pas un hasard.
C’est un choix.
La France n’a peut-être pas dit son dernier “Amen”.
Et clairement, ça dérange.
David SCHMIDT


