Nature et environnement

Un champignon pourrait aider à dégrader les déchets marins

today30/05/2026 593 100 4

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Un champignon découvert dans le « continent de plastique »,
pourrait aider à dégrader les déchets plastiques marins

Au cœur du Pacifique Nord flotte l’une des plus importantes concentrations de déchets plastiques de la planète. Cette immense zone, souvent surnommée le « continent de plastique », n’est pas une île de détritus, mais un vaste regroupement de déchets maintenus dans l’océan par les courants marins.

C’est dans cet environnement particulièrement hostile qu’une équipe de chercheurs européens a réalisé une découverte inattendue. En étudiant les organismes vivant au milieu de ces déchets, les scientifiques ont identifié un champignon marin capable de s’attaquer à l’un des plastiques les plus répandus au monde : le polyéthylène.

Un allié naturel contre la pollution plastique

Baptisé Parengyodontium album, ce micro-organisme possède une caractéristique rare. Il est capable de dégrader progressivement certains déchets plastiques présents dans son environnement.

Selon les chercheurs, il s’agit seulement de la quatrième espèce de champignon marin connue pour présenter une telle capacité. Son intérêt réside notamment dans son aptitude à s’attaquer au polyéthylène, un matériau utilisé dans la fabrication de nombreux emballages, sacs plastiques et bouteilles.

L’étude montre également que l’exposition préalable du plastique aux rayons ultraviolets joue un rôle important. Sous l’effet du soleil, le matériau se fragilise, facilitant ensuite le travail du champignon.

Une solution prometteuse, mais pas miraculeuse

Les expériences menées en laboratoire ont permis d’observer une dégradation d’environ 0,05 % du plastique par jour sur des échantillons préalablement exposés aux UV.

Ce résultat reste modeste face aux millions de tonnes de déchets qui polluent les océans. Les scientifiques soulignent donc que Parengyodontium album ne constitue pas une solution miracle capable de faire disparaître à lui seul les gigantesques accumulations de plastique présentes dans les mers du globe.

Cependant, cette découverte ouvre de nouvelles pistes de recherche. Mieux comprendre les mécanismes utilisés par ce champignon pourrait permettre, à terme, de développer des technologies de biodégradation plus efficaces et respectueuses des écosystèmes marins.

Une biodiversité encore largement méconnue

Pour les chercheurs, cette découverte pourrait n’être que la partie visible de l’iceberg. Les océans abritent une immense diversité de champignons encore peu étudiés, dont certains pourraient eux aussi jouer un rôle dans la dégradation naturelle des déchets plastiques.

Alors que la pollution des océans continue de progresser, ces travaux rappellent que certaines réponses pourraient déjà exister dans la nature. Reste désormais à comprendre comment les exploiter sans perturber davantage les écosystèmes marins.

David SCHMIDT

Écrit par: David SCHMIDT

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